Qui rase du bout de l’aile : L’eau dormante des marais, Voila l’enfant des chaumieres Qui glane sur les bruyeres Le bois tombe des forets

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Qui rase du bout de l’aile : L’eau dormante des marais, Voila l’enfant des chaumieres Qui glane sur les bruyeres Le bois tombe des forets

05:11:27 - 18/10/2022

L’onde n’a plus le murmure , Dont celle-ci enchantait nos bois ; Sous des rameaux sans verdure. Les oiseaux n’ont plus de voix ; Notre soir est pres de l’aurore, L’astre tout juste vient d’eclore Qu’il va terminer le tour, Cela jette avec intervalle Une heure de clarte pale Qu’on appelle bien 1 jour.

L’aube n’a environ zephire

Sous ses nuages dores, Notre pourpre du soir expire i  propos des flots decolores, Notre mer solitaire et vide N’est plus qu’un desert aride Ou l’oeil cherche en vain l’esquif, ainsi, sur la greve plus sourde Notre vague orageuse et lourde N’a qu’un murmure plaintif.

Notre brebis sur les collines Ne trouve plus le gazon, Son agneau laisse aux epines Mes debris de sa toison, La flute aux accords champetres Ne rejouit plus http://www.datingmentor.org/fr/ukraine-date-review les hetres Plusieurs airs de joie ou d’amour, Toute herbe a toutes les champs est glanee :

Ainsi finit une annee, Ainsi finissent les semaines !

C’est la periode ou bien tombe Aux coups redoubles des vents ; Un vent qui vient d’une tombe Moissonne aussi les vivants : Ils tombent alors par mille, Comme la plume inutile Que l’aigle abandonne aux airs, Lorsque des plumes nouvelles Viennent rechauffer ses ailes A l’approche des hivers.

C’est alors que ma paupiere Vous vit palir et mourir, Tendres fruits qu’a la lumiere Dieu n’a gui?re laisse murir !

Quoique jeune sur la terre, j’suis deja solitaire Parmi ceux de ma saison, ainsi, quand je dis en moi-meme : Ou sont ceux que ton coeur kiffe ? Je regarde le gazon.

Leur tombe est sur la colline, Mon pied la sait ; la voila ! Mais leur essence divine, Mais eux, Seigneur, sont-ils la ? Jusqu’a l’indien rivage Le ramier porte un message Qu’il rapporte a nos climats ; J’ai voile marche et repasse, Mais de le etroit espace Leur ame ne revient pas.

Ah ! quand les vents de l’automne Sifflent au sein des rameaux morts, Di?s Que le brin d’herbe frissonne, Di?s Que le pin rend ses accords, au moment oi? Notre cloche des tenebres Balance ses glas funebres, La nuit, a travers les bois, A chaque vent qui s’eleve, A chaque flot via la greve, Je dis : N’es-tu nullement leur voix?

Du moins si leur voix si pure Est trop vague concernant des sens, Leur ame en secret murmure Sans compter que perso accents ; Au fond des coeurs qui sommeillent, Leurs souvenirs qui s’eveillent Se pressent de l’ensemble de cotes,

Comme d’arides feuillages Que rapportent les orages Au tronc qui les a portes !

C’est une tante ravie A ses enfants disperses, Qui leur tend de l’autre vie Ces bras qui les ont berces ; Des baisers sont via sa bouche, Sur votre sein qui fut leur couche le coeur les rappelle a soi ; Des pleurs voilent le sourire, Et le regard parait affirmer : Vous aime-t-on comme moi ?

C’est une jeune fiancee Qui, le front ceint du bandeau, N’emporta qu’une pensee

De sa jeunesse au tombeau ; Triste, helas ! dans le ciel aussi, Pour revoir celui qu’elle adore Elle revient dans ses gui?re, Et lui dit : Ma tombe est degoi»tee ! Sur une telle terre deserte Qu’attends-tu ? Je n’y suis gui?re !

C’est un ami de l’enfance, Qu’aux jours sombres du malheur Nous preta la Providence Pour appuyer une c?ur ; Cela n’est plus ; une ame reste veuve, Cela nous suit dans notre epreuve Et nous dit avec pitie : Ami, si ton ame est emplie, De ta joie ou de ta peine Qui portera la moitie ?

C’est l’ombre pale d’un pere Qui mourut en nous nommant ; C’est une soeur, c’est votre frere, Qui nous devance un moment ; Sous une heureuse demeure, Avec celui qui les pleure, Helas ! ils dormaient hier ! Et notre coeur doute i  nouveau, Que le ver deja devore Cette chair de notre chair !

L’enfant dont la mort cruelle Vient de vider le berceau, Qui tomba en mamelle Au lit glace du tombeau ; l’ensemble de ceux enfin dont la vie Un jour ou l’autre ravie,

Emporte une part de nous, Murmurent sous la poussiere : Vous qui voyez la lumiere, Vous souvenez-vous de nous ?

Ah ! vous pleurer est le plaisir supreme Manes cheris de quiconque a des pleurs ! Vous oublier c’est s’oublier soi-meme : N’etes-vous pas un debris de les coeurs ?

En avancant dans notre obscur week-end, Du doux passe l’horizon est plus beau, En deux moities une ame se partage, Et Notre meilleure appartient au tombeau !

Dieu du pardon ! leur Dieu ! Dieu de leurs peres ! Toi que leur bouche a si souvent nomme ! Entends pour eux les larmes de leurs freres ! Prions Afin de eux, nous qu’ils ont tant aime !

Ils t’ont prie pendant un courte vie, Ils ont souri quand tu les as frappes ! Ils ont crie : que ta main soit benie ! Dieu, tout espoir ! nos aurais-tu trompes ?

Et cependant pourquoi ce long silence ? Nous auraient-ils oublies sans retour ? N’aiment-ils plus ? Ah ! ce doute t’offense ! Et toi, mon Dieu, n’es-tu jamais tout amour ?

Neanmoins,, s’ils parlaient a l’ami qui les pleure, S’ils nous disaient comment ils sont content, De tes desseins nous devancerions l’heure, Avant ton jour nous volerions vers eux.

Ou vivent-ils ? Quel astre, a un paupiere Repand 1 jour plus durable et plus doux ? Vont-ils peupler ces iles de lumiere ? Ou planent-ils entre le ciel et nous ?

Sont-ils noyes dans l’eternelle flamme ? Ont-ils perdu ces doux noms d’ici-bas, Ces noms de soeur et d’amante et de femme ? A ces appels ne repondront-ils gui?re ?

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